








En, 1944, l’armée Polonaise, sous les ordres du général Anders, s’emparait du monastère de Monte Cassino au terme de sept jours de combats acharnés.
Il nous est sans doute difficile, aujourd’hui, de ressentir ce sentiment de fierté, qui a étreints, les anciens de Monté Cassino, quand fut hissé, sur les ruines du monastère, l’étendard du 12ème Régiment de Lanciers Polonais, faute de drapeau blanc et rouge disponible.
Tous ces combattants, de la seconde guerre mondiale, vécurent d’immenses souffrances, connurent la peur de la mort et la violence des combats.
Ils eurent en face d’eux des fanatiques, mais aussi des hommes ou des femmes, emportés dans la tourmente, parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix.
De cette guerre, il nous reste ces cimetières militaires qui couvrent notre pays, dans lesquels se dressent côte à côte, des combattants, symboles de l’unité nationale, d’une communauté de destin, dans un sacrifice qui a aussi, été fondateur d’un espoir.
Nous qui avons vu l’Europe se construire, nous devons nous rappeler, le courage sans failles, la foi et les idéaux qui animèrent ces combattants.
Si l’histoire, à parru oublier à la Pologne, durant près d’un demi-siècle, le droit à la reconnaissance, le prix du sang de ses fils, versé pour notre liberté et la leur, ce n’est que justice de voir, aujourd’hui, ce pays engagé au cœur même de l’aventure européenne. Nous saisissons l’occasion, pour rappeler ce que celle-ci, doit aux sacrifices des Polonais.
Messieurs les Anciens Combattants, nous ne devons pas oublier que cette paix, cette liberté que vous avez conquis de haute lutte, est un héritage qui nous oblige, nous, les générations qui venons après vous.
Que cela soit en Afrique du Nord ou actuellement en opérations extérieures.
Nous avons le devoir, celui de la mémoire bien sûr, et celui de continuer à défendre, ensuite, avec fierté et courage, ces valeurs, ce message d’espoir que vous nous avez confié.
A l’heure où l’horizon s’assombrit à nouveau, nous devons sans relâche, défendre ces idéaux chèrement acquis contre tous ceux qui, par inconscience ou à dessein, sont tentés de les remettre en cause.
Messieurs les Anciens combattants, Polonais et Français, nous nous inclinons devant vous, tout comme nous le faisons devant vos frères d’armes, tombés à Monte Cassino et ailleurs, en n’oubliant pas qu’en sacrifiant leur vie, ils ne profitèrent jamais de la liberté qu’ils nous rendirent.
Vive la Pologne, Vive la France, Vive la Paix
Florjan PIASESKI (en photo ci dessus) fut l'un d'entre eux, également membre fondateur du Souvenir Franco Polonais, il nous a quitté recemment.




